Plantes et arrosages : une notion plus subtile qu’il n’y parait

Devenir un jardinier digne de ce nom, c’est avant tout maitriser une technique aux abords assez simples, mais néanmoins plus complexe que de simplement verser de l’eau sur de la terre. Voici un petit debriefing pour vous aider à affiner vos apports en eau chez vos petites protégées.

Le premier point à bien cerner pour fonctionner efficacement, c’est de se rendre compte que les besoins d’eau chez une plante vont varier en fonction de différents critères comme le genre botanique, l’environnement d’origine, l’environnement dans lequel elle évolue, la saison, la lumière, le substrat, le type de pot.

Nous en profitons d’ailleurs pour rappeler l’importance de se renseigner sur les espèces que vous comptez acquérir afin de pouvoir vous faire une idée de base de leurs besoins et de leurs biologies. Une observation attentive et régulière vous permettra également de prendre vos repères plus facilement.

D’une manière générale par exemple une plante en période de croissance ou de floraison verra ses besoin en eau augmenter.

ecoulement

Influence du contenant

Le pot ou le bac dans lequel sera placé votre plante aura une influence sur l’humidité dans le substrat, ne serait ce que par sa taille ! Un petit pot séchera plus vite qu’un grand.

Nous pouvons également distinguer la forme, le nombre de trous d’évacuation d’eau et la matière qui le compose (un pot en céramique sèche plus vite qu’un pot en plastique)

Les caches-pots et soucoupes vont également jouer un rôle puisqu’ils vont condenser l’humidité. Pratiques pour éviter les salissures de terreau sur vos supports, ou pour maintenir l’eau pour les espèces ayant de gros besoins, ils peuvent également s’avérer néfastes pour des espèces qui ne supportent pas les saturations d’eau.

Influence du substrat

Les différents substrats vont proposer différentes qualités ou inconvénients selon la manière dont ils réagissent avec l’eau, voici quelques exemples utiles à savoir pour vos prochains rempotages.

L’argile

L’argile à une tendance à bien retenir l’eau quand elle est humide, mais une fois sèche, celle-ci met un certain temps avant de retenir l’eau de nouveau.

Le sable

De manière générale, le sable absorbe vite et sèche vite également.

La tourbe blonde

La tourbe peut retenir six à huit fois son poids en eau tout en demeurant assez aérée.

Le terreau et le compost

La retenue d’eau est modérée avec le terreau et le compost

Les différentes astuces

Estimer l’hygrométrie d’un sol

Il vous est peut-être déjà arrivé après une bonne pluie de faire un trou dans le jardin pour constater que le sol reste sec à partir de quelques centimètres de profondeur ou tout à l’inverse de constater un sol sec sur son apparence de surface qui à garder son humidité en profondeur.

Afin de ne pas vous faire avoir, n’hésiter pas à travailler avec l’une ou l’autre languette de bois que vous enfoncerez dans le sol pour ensuite la retirer et constater ou non si son extrémité est humide .

Arroser en douceur

N’hésitez pas à travailler avec une bouteille renversée dont vous aurez au préalable fait un trou dans le bouchon. L’eau va s’écouler doucement et permettre ainsi une meilleure absorption et diffusion de l’eau dans le sol.

Utiliser une eau adaptée

-Préférez toujours l’eau de pluie ou déminéralisée

-En cas d’eau calcaire, n’hésitez pas à ajouter quelques gouttes de citrons (6 par litres d’eau)

-Faite reposer l’eau avant l’arrosage pour que celle-ci soit à température ambiante et ainsi éviter les chocs thermiques favorables à certains champignons néfastes. En cas d’eau de conduite, cela permettra également d’éliminer le chlore.

Les techniques d’arrosage

La “trempette”

Pour certaines variétés de plantes comme la plupart des orchidées courantes, il sera recommandé de procéder à un bassinage du pot.

  • Idéalement à procéder du matin pour que la plante puisse profiter de sa phase d’éveil et de la chaleur du jour pour absorber et éliminer le surplus d’eau.
  • Diminuez de moitié les adjonctions d’engrais avec cette méthode d’arrosage.
  • Ne l’utilisez pas sur de jeunes plantes qui viennent d’être rempotés car la capillarité peut soulever le substrat et le faire se dessécher rapidement par après.
  • En général pas plus de 10-15 min par séance.
  • Égoutter bien la plante avant de la replacer à son endroit initial.
Les Phalaenopsis sont les orchidées” type ” pour l’arrosage en bassin .

La brumisation

Brumisez les plantes peut avoir une action bénéfique sur leur croissance.

  • Contrairement à ce qui est indiqué sur plusieurs documentations, cela ne permet pas de corriger une hygrométrie trop sèche.
  • Une eau calcaire risque de boucher les pores situés sur les feuilles et ainsi gêner la biomécanique du feuillage.
  • Il est intéressant de vaporiser le feuillage en cas de rempotage pour limiter le stress hydrique ainsi qu’en cas de fortes chaleurs pour limiter l’évaporation.