La Gomera : un bout de paradis sauvage

La Gomera est l’une des plus petites des sept iles que compte l’archipel des Canaries. C’est également un bijou de nature et de tranquillité qui serait selon la légende issue de l’effondrement du vieux continent de l’Atlantide. Petite présentation d’un coin méconnu et assurément magique !

Habitée par les guanches, un peuple d’origine berbère essentiellement pasteur et cueilleur. La Gomera sera tour à tour connue des Carthaginois et des Romains avant d’être oublié en Europe pendant près de mille ans. C’est au début du 15ᵉ siècle que les Espagnoles vont prendre leurs droits dans la région qui servira d’escales aux futurs voyages qui mèneront vers les Amériques. La baie de San Sebastian est d’ailleurs la dernière terre connue ou Christophe Colomb fit escale avant sa découverte des Caraïbes en 1492.

Petite plage du N-O de l’île

Linguistiquement, la Gomera présente une particularité unique au monde. Le silbo qui est une langue sifflée qui permettait de communiquer au travers des vallées.

Peu habitée, l’île fait le bonheur des randonneurs pour sa nature préservée et ses zones peu habitées. Un dixième de l’île est recouvert par la Laurisylvie, une forêt presque intacte depuis l’ère tertiaire et qui sert de refuges à plusieurs espèces botaniques que l’on peut qualifier de fossiles vivants et/ou d’endémiques. Elle est d’ailleurs notée comme faisant partie du patrimoine de l’Unesco.

L’on y retrouve plusieurs exemples du gigantisme insulaire entre autres les géraniums, pissenlits (Sonchus gomeriensis), fougères, etc.

Malgré sa taille, l’île malgré se retrouve pleine de facettes variées. La végétation va dans tous les sens puisque l’on y retrouve :

  • des cactus (Opuntia, Cylindropuntia)
  • des aloès (Vera-Arborescens, etc.)
  • des châtaigniers
  • de l’absinthe
  • des palmiers dattiers
  • des bougainvilliers
  • des Aenomiums
  • des euphorbes
  • des flamboyants
  • des passiflores
  • des conifères

Un endroit vous donnera l’impression de vous retrouver dans les Ardennes. Un autre vous rappellera que les côtes du Maroc ne sont pas très loin… sans parler de l’océan qui permet d’observer une foule considérable d’animaux marins de toutes sortes (poissons-volants, thons, requins, cétacés, tortues, etc.)

Un globicéphale noir observé près de San Sebastian en 2018
Fleur de flamboyant de Madagascar

Il existe aussi certains types de lézards de la famille des Lacertidées (Gallotia) qui sont parmi les seuls frugivores (mangeur de fruits) de leur famille. En effet, le faible nombre de petits arthropodes sur l’île à obliger ces animaux à changer leur régime alimentaire.

L’île possède également une particularité assez poétique avec sa “mer de nuage” qui vient se coucher sur ses vallées. Cela est dû aux phénomènes des Alizées qui passe sur la trajectoire de l’Archipel.

Les amateurs de photographies ne seront pas en reste avec également des couchers de soleil qui figurent parmi les plus beaux qu’ils soient possibles d’observer dans le monde.

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