12 variétés de primevères à découvrir !

Bien connues de tous, les primevères se déclinent en une série d’espèces cultivars et hybrides innombrables. C’est donc un réseau de plantes pleines de surprises qui seront mises à l’honneur dans cet article.

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Primula vulgaris

Introduction

Les primevères appartiennent au genre botanique Primula et à la famille des primulacées à l’instar des Lysimaques ,du mouron rouge ou des Cyclamen. Le nom de primulacées vient de l’adjectif latin “primulus” que l’on peut traduire par “premier” et qui fait allusion aux floraisons à la réputation des primevères d’être parmi les premières fleurs du printemps. Il existe plus de 400 espèces de primevères, sans compter les hybrides et cultivars, ainsi que les genres proches dont le rattachement ou non-rattachement au groupe des primevères est parfois discuté entre les spécialistes. Ce sont des plantes qui affectionnent généralement les zones boisées et/ou de montagne. En culture les espèces les plus couramment retrouvées sont les espèces européennes, japonaises et leurs hybrides. Faciles de cultures, elles aiment les zones ombragées et fraîches.

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Dodecatheon meadia est appelé parfois “Primula meadia”

Quelques espèces courantes

Primula veris :Espèce indigène de France et de Belgique, c’est une espèce qui apprécie les sols calcaires. Comestible et médicinale (autrefois surnommée l’herbe de la paralysie en rapport avec ses vertus contre les rhumatismes), cette espèce se décline en plusieurs variantes de couleurs allant du jaune vif au rouge Vermillion en passant par l’orange.
Primula vulgarisDite primevère acaule en français, elle est protégée sur une partie du territoire français. Moins haute que la précédente, elle se distingue également par une floraison plus pâle. Elle procède à un mécanisme de dispersion grâce à une symbiose avec les fourmis.
Primula eliatorTrès proche de Primula veris avec laquelle elle s’hybride parfois spontanément. C’est une espèce inféodée aux milieux forestiers qui possède un faible potentiel de dispersion de ses graines. Elle est donc considérée comme vulnérable à cause de l’exploitation forestière.
Primula japonicaPlante pouvant atteindre 60 cm à la floraison et appréciant les sols acides. Elle est déclinée en de nombreux cultivars tels que “Alba” ou “Miller’s Crimson”. Facile de culture, elle est cependant sensible à la lumière trop vive.
Primula denticulataOriginaire d’Asie, son nom provient des ” petites dents” formée sur le contour des feuilles .Elle atteint 30 cm de haut à la floraison et résiste à -25 °C.
Primula sppIl s’agit d’un complexe de d’hybrides horticoles, le plus souvent issus de Primula veris / Primulaeliator et Primula vulgaris. Très facile de cultures et variées, elle se ressème spontanément et de ce fait il est parfois intéressant de mélanger divers coloris dans un parterre afin de favoriser la création de nouvelles couleurs.

Quelques autres variétés qui méritent que l’on s’y attarde :

Primula auriculaEndémique des régions alpines, cette espèce est le symbole de la ville de Liège (Belgique) depuis le XVIe siècle. Dans la région des Dolomites, il existe une variété géographique à feuilles grises et ponctuées de blanc. Il en existe d’ailleurs plus de milles variétés recensées.
Primula vialiiOriginaire du sud de la Chine, c’est une espèce typique des milieux aquatiques et qui est souvent utilisés comme plante de bassin.
Primula buleyannaOriginaire de Chine également, c’est une espèce à hampe florale haute qui se distingue par une couleur orangée assez inhabituelle dans ce genre botanique. Cette plante à d’ailleurs reçu une distinction par la société royale du mérite horticole.
Primula vulgaris “Francesca”Un cultivar de notre espèce indigène qui se distingue par une floraison verte au cœur jaune.
Primula secundifloraUne primevère à petites fleurs retombantes originaire de l’Himalaya ou elle vit à forte altitude (plus de 3 000 mètres), elle apprécie les sols acides à neutre.
Primula capitataOriginaire également de l’Himalaya, elle est particulièrement indiquée pour les zones fort humides et elle fait preuve d’une rusticité étonnante (-35 °C).

Quelques conseils de culture

Bien que la culture des primevères soit accessible à tous, il est quand même intéressant de souligner quelques faits qui peuvent vous offrir une plus value dans l’appréciation de celles-ci :

  • N’hésitez pas à diviser les touffes tous les 3-4 ans afin de leur offrir un effet rajeunissant qui permettra de maintenir une belle abondance de fleurs.
  • Un effet esthétique assez sympa à mettre en place est de mélanger un petit groupe d’individu d’une variété basse avec en arrière fond une variété plus haute (attention cependant que les espèces asiatiques fleurissent généralement plus tard que les européennes).
  • Un petit rajout de compost à la fin de saison automnale aide à la production de fleurs supplémentaires.
  • Si vous tentez un semis, n’hésitez pas à passer les graines pendant une à deux semaine au frigo. En effet, le passage par une période de froid suivie d’un redoux crée une réaction hormonale chez l’embryon de plante qui se retrouve alors “dopé” pour entamer sa mise en route !
  • Les primevères sont parfois sensibles à un champignon qui rend les feuilles pourrissantes et grises. Vous pouvez nuire à celui-ci en surélevant légèrement vos pieds lors de la plantation afin de garder un espace aéré autour du pied. Si malgré tout vous deviez un jour y faire face, vous pouvez couper les parties infectées (attention du coup à ne pas infecter d’autres plantes et à bien désinfecter vos gants et outils) traité avec de la bouillie bordelaise ou avec un purin de prêles et déplacer votre plante dans un endroit plus sec.
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Berge d’un ruisseau au Japon avec Primula japonica

Associations intéressantes

  • Fougères
  • Carex
  • Saxifrage (principalement pour les primevères de rocailles)
  • Muscari
  • Heuchères
  • Pensées (viola)
  • Cyclamen
  • Rodgersia
  • Astrantia