Focus sur le Papyrus

Le Papyrus est une plante populaire, mais dont le nom mérite une précision. En effet il existe deux espèces de plantes qui portent ce nom : Cyperus papyrus et Cyperus alternifolius. Le premier est celui qui servait aux Égyptiens de l’Antiquité et le second est celui que l’on trouve le plus couramment dans les jardineries.

Cyperus papyrus : le vrai papyrus

Cyperus papyrus est une espèce de plante herbacée qui peut atteindre 5 mètres de haut. Il est l’espèce utilisée dans l’Antiquité pour la production du papyrus, qui servait de support d’écriture pour les scribes d’Égypte, mais il avait également des attributs religieux et servait comme matière première pour la confection des habitations, de vanneries ou de barques. On pouvait également l’utiliser comme aliment (jeunes pousses et racines). Il se retrouve dans pratiquement toutes les zones humides de l’Afrique subsaharienne ainsi qu’en Sicile (quoique probablement introduit là par les Romains ou les Grecs). Il a été naturalisé ensuite dans plusieurs zones de Méditerranée, Sud des États-Unis, Australie, Inde, Chine, etc. suite à son utilisation ornementale. Le nom de papyrus est probablement à l’origine du terme français “papier”. Peu courant en France et en Belgique, il est néanmoins cultivé fréquemment dans les régions plus chaudes.

papyrus
Feuillage du Cyperus papyrus
Papyrus Lake en Tanzanie
Le faucon (Horus) représenté entre deux papyrus sur un support manuscrit de cette même plante

Cyperus alternifolius : le papyrus de jardinerie

Cyperus alternifolius est une espèce proche qui est également désignée sous le nom de papyrus par intérêt commercial. Il est plus petit que l’espèce précédente puisqu’il n’excède pas les deux mètres et il est plus rustique (- 5°). Contrairement à son parent, il se reproduit par bouture, une tête de la plante qui tombe dans l’eau va faire naitre une plantule qui pourra alors redémarrer une prochaine colonie. Niveau géographie, il est originaire de Madagascar, mais cultivé dans le monde entier ou il présente parfois un caractère invasif et modificateur des écosystèmes (dont notamment la création de milieux favorables pour les larves de moustiques porteurs du paludisme). Sa croissance se montre rapide, il est donc nécessaire de lui assurer une abondance en eau et en nutriments.