Connaissez-vous les Stapelia ?

Il s’agit d’un taxon de plantes méconnues et pourtant dignes d’intérêt pour les amateurs de bizarreries ! Quelques fois appelées “Fleurs des charognes” ou “Cactus-étoile de mer ” les stapelia sont des plantes proches des Hoyas et des frangipaniers. Petit tour d’horizon de ces merveilles du désert.

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Stapelia variegata

Description

Le genre comprend une centaine d’espèces, principalement originaires d’Afrique du Sud et qui ont l’aspect de cactus alors qu’ils sont en réalité issus de la famille des Aponyacées (hoya, vincia, plumeria, asclepias, etc.). Selon les espèces les tiges sont dressées, retombantes ou rampantes mais toujours dépourvues d’épines.

Les fleurs ont pour but d’imiter l’odeur et l’aspect de la chair en décomposition pour attirer les mouches qui sont les principaux pollinisateurs. Dans le milieu naturel, il n’est d’ailleurs pas rare de voir des pontes ou des larves de mouches sur le pourtour des floraisons. Cette imitation peut s’avérer assez ingénieuse puisque certaines variétés vont jusqu’à se rajouter des fausses verrues, poils ressemblant à des moisissures, etc.

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Lucilia caesar est un exemple typique de la famille des calliphoridées, la famille de pollinisateurs cernée par les Stapelia

Une dizaine de ces espèces se retrouvent de temps à autre en culture (la croissance étant lente, elles sont peu exploitées par les circuits commerciaux traditionnels) On retrouve entre autres :

  • Stapelia variegata
  • Stapelia gigantea (dont la fleur peut atteindre 40 cm de diamètre)
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  • Stapelia similis
  • Stapelia grandiflora
  • Stapelia lepida
  • Stapelia leendeertziae
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  • Stapelia hirsuta
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  • Stapelia flavopurpurea (qui contrairement à ses cousines, produit un parfum agréable)
  • Stapelia gettlifflei

Culture

Les espèces les plus faciles pour se faire la main sont hirsuta, variegata, grandiflora. De manière générale les Stapelia sont sensibles aux mycoses. Il conviendra donc de pouvoir maîtriser correctement les notions d’arrosages afin d’éviter de créer des variations brusques qui fragiliseront le derme.

Idéalement des arrosages très espacés durant la période hivernale avec une fréquence un peu plus abondante en début de printemps recréeront un cycle naturel qui invitera la plante à fleurir. Il est intéressant également d’induire une baisse de température en hiver (sans jamais descendre en dessous de 10-12°) afin de parfaire cette simulation de cycle.

Le substrat devra être à la fois très drainant et nourrissant pour que croissance et floraison s’ensuivent correctement. Un mélange de sable fin, de pouzzolane, d’argile rouge (ou de terre de jardin) et de terreau pour géranium donne d’excellents résultats (à proportions égales).

Concernant l’exposition, ce ne sont pas des plantes qui aiment la luminosité trop vive qui aura tendance à diminuer la croissance ! Dans la nature elles se retrouvent d’ailleurs souvent à l’ombre de plantes plus imposantes ou de rochers.

Reproduction

On peut reproduire les Stapelia par semis et boutures.

La bouture étant le plus simple, elle s’apparente au bouturage des cactus en sectionnant une tige dont on laissera cicatriser la plaie quelques jours. Une fois la plaie bien sèche, on pourra l’enfoncer dans un mélange similaire à celui mentionner plus haut.

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Bouture de deux ans de Stapelia variegata

Le semis quant à lui peut se faire après la récolte des graines qui se forment dans des fruits prévus pour exploser avec la chaleur, une fois la maturité atteinte. Il peut se faire dans un mélange de terreau de semis et de sable fin à parts égales et la germination arrive au bout de quelques jours. Il est recommandé de prévoir une petite ventilation et d’intégrer du charbon en poudre dans le mélange pour limiter les risques de pourritures. Là aussi une bonne maîtrise de la notion d’arrosage et d’humidité sera la clé gagnante pour réussir celui-ci.

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Fruits de Stapelia variegata

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