Qui sont les Caudex ?

Fascinantes et intrigantes, les caudex représentent un groupe de plantes dont l’adaptation évolutive à la sécheresse fait preuve du potentiel que la vie peut avoir pour se développer dans les zones les plus hostiles. Zoom sur ces plantes qui ne laissent jamais indifférents.

Phyllanthus_mirabilis_

Qu’est-ce qu’un caudex ?

En botanique le caudex désigne un organe renflé faisant partie de la tige principale, voir des racines d’une plante. Il s’agit d’un phénomène évolutif que l’on retrouve chez différentes familles de plantes et non d’une classification taxonomique. C’est une classification liée aux lignées évolutives des espèces que l’on regroupe dans ce cas par familles, ordres, genre, etc.

On distingue deux types de caudex :

Le pachycaule

Le pachycaule qui forme un tronc dont le silhouette va évoquer un peu une bouteille (exemple ci-dessous avec un Jatropha podagrica photographié à l’institut royal de botanique de la ville de Sofia en Bulgarie).

Le caudiciforme

Le caudiciforme qui sera plus aplati et présentera l’aspect d’une boule ou d’un caillou (exemple avec Jatropha cathartica ci-dessous)

Ces plantes présentent parfois un aspect écailleux ou épineux pour doubler leur protection. En effet, dans les milieux désertiques, la moindre plante peut constituer une réserve alimentaire et en eau de choix !

Culture des Caudex

Bien qu’ils se répartissent en plusieurs familles, les caudex répondent majoritairement à des besoins similaires en termes de cultures : chaleur, substrat drainé, lumière et arrosage restreint.

Comme de coutume, il est important bien connaitre le milieu d’origine de votre caudex afin de pouvoir détailler ses besoins. Certain caudex viennent des zones arides de Madagascar, d’autres d’Afrique du Sud ou la moyenne de chaleur sera moindre, mais la sécheresse assez impressionnante et d’autres se retrouvent dans des conditions similaires à nos climats méditerranéens.

Pour commencer vous pouvez vous faire la main avec quelques espèces faciles comme fockea edulis, Jatropha podagrica ou Phyllantus mirabilis.

Le substrat type

Un mélange type de substrat à caudex est composé de :

  • 90% de sable volcanique ou de la ponce
  • 5% de terreau horticole
  • 5% de sable fin

Le substrat pour succulente

Le mélange de base pour succulente fonctionne également :

  • 1/3 de sable
  • 1/3 de terreau
  • 1/3 d’argile

Il faut s’assurer que l’ensemble ne donne pas un mélange trop compact et éviter les terreaux à base de tourbe.

Le substrat à cactée

On peut également utiliser un substrat à cactée de commerce :

  • 50% de substrat à cactée
  • 50% de pouzzolane assez fine

Quelques espèces

L’adansonia digitata

Adansonia digitata : le baobab est un symbole des savanes africaines, son tronc constitue la réserve d’eau qui sera capté et stocké durant la saison des pluies pour le reste de l’année, faisant parfois le bonheur des éléphants du coin.

Rarement disponible en culture sous forme de plantes, on peut néanmoins trouver facilement des graines via les magasins ou sites internet spécialisés. Bien que la germination ne soit pas évidente à obtenir, elle propose néanmoins un procédé original et amusant pour y parvenir. Ce procédé va consister à réduire l’enveloppe épaisse de la graine via la plupart du temps une trempette de 48 h et une mise en substrat. Le premier germe arrive entre 48 h et deux mois, il faut donc parfois s’armer de patience.

Réputé pour être le plus vieil arbre de Tanzanie, ce spécimen de baobab est estimé comme contemporain du Pharaon Ramsès 2 (-1304 à -1213 AV J-C)

Le beaucarnea recurvata

Nolina (Beaucarnea) recurvata dont nous avons déjà fait le sujet d’un de nos articles ici

Fockea edulis originaire d’Afrique du sud

Le dioscora elephantipe

Dioscora elephantipe dite la plante-carapace de tortue à cause de son allure singulière et esthétique.

L’adenium obessum

Nous vous en avions déjà parlé dans l’article sur l’île de Socotra. La rose du désert ou Adenium obessum à de quoi ravir à la fois par sa forme et sa floraison.

Le drimia epigea

Drimia epigea originaire du sud de l’Afrique propose également une allure assez unique, elle est voisine de la Scille maritime (Drimia maritima) que l’on peut retrouver sur certaines côtes de France.