Faits insolites du monde aquatique

Le monde aquatique est le plus vaste de notre planète ! En toute logique, il représente la perspective d’offrir la plus vaste gamme d’étrangetés et de singularité dans le domaine du vivant ! Nous vous invitons donc à découvrir quelques faits bizarres ou amusants que notre équipe a remarqués lors de ses lectures et intérêts.

Le poisson bruyant

L’acoupa du golfe (Cynoscion othonopterus) est endémique du golfe de Californie. Lors de la période de reproduction, ces poissons forment de véritables orgies. Les mâles produisent des sons similaires à des rafales de mitraillettes dont l’intensité a été comparée à “Une foule criant dans un stade. Cela représente une moyenne de 130 décibels, sachant qu’à 140 un homme peut perdre l’audition.

La proportion de ses individus peut atteindre 1,5 million d’individus sur une bande de 27 km. Cette bande se répartit dans le delta du Colorado à la période propice (estimation d’après observation en 2014) et les “cris” peuvent être entendus à la surface depuis un bateau. C’est aussi leur point faible puisqu’ils peuvent être repérés par les bateaux de pêches environnants qui risquent à moyen terme de faire s’effondrer la population de cet animal.

Le mangeur de langue

Cymothoa exigua est un parasite unique en son genre ! Il appartient au groupe des crustacés isopodes (comme les cloportes) et s’est spécialisé dans la consommation de sang chez une seule espèce de poisson : le vivaneau rose (Lutjanus guttatus).

Il pénètre dans son hôte en passant par les branchies et vient se fixer sur la langue de celui-ci. Il va progressivement consommer le sang circulant dans celle-ci et la faire s’atrophier au point que l’animal finira par éliminer le moignon de celle-ci. C’est alors qu’il viendra se fixer dans la bouche de l’animal en se raccordant au système vasculaire afin de remplacer l’organe disparu, et ainsi assurer sa pérennité.

Il était une fois, un crustacé, voisin des cloportes dont le rêve était de devenir une langue…

Un pet communicatif

Les Harengs sont bien connus des gourmets, mais il existe un fait les concernant qui l’est beaucoup moins. En effet, une partie de la communication en banc passe par le fait de créer de fines bulles d’airs en provenance de leurs anus. Ces bulles génèrent un son de basse fréquence dont la rythmique déterminera la nature du message.

Un poisson hallucinant

La Saupe (Sarpa salpa) est un poisson relativement courant en méditerranée dont la consommation extrêmement rare est due à son régime alimentaire. Il mange principalement des algues qui lui confèrent des propriétés hallucinogènes. Il est d’ailleurs reconnu qu’il fut utilisé dans plusieurs orgies romaines de l’Antiquité pour pimenter les soirées d’excès de la noblesse de l’époque.

Les dents du lac

En 2009, dans la région nord-ouest de Milan, un sandre doré (Sander lucioperca) fut l’auteur de six attaques sur baigneurs dans le lac Majeur. Deux de ses victimes auraient même dut aller aux urgences à cause de blessures profondes et dépassant les 10 cm de large ! Capturé après l’intervention de trois plongeurs, il a été offert en dégustation à ces victimes par un restaurateur de la région. Selon estimation des gardes-pêches de la région, l’animal aurait été un mâle qui aurait souffert d’une surproduction de testostérone.

Le cadeau de pêche


Selon les sources de l’époque, l’empereur romain Tibère (14-37 après J-C) aurait un jour reçu d’un pécheur un rouget d’une taille énorme. Indigné par ce cadeau gluant et peu présentable, il aurait alors condamné le pécheur à se faire fouetter le visage avec sa prise. Le pécheur quelque peu déçu de la réaction de l’empereur se félicita de ne point lui avoir offert la langouste qu’il avait également prise en ce jour. Souhaitant écraser le malheureux qui faisait preuve d’insolence, l’empereur se serait alors servi du crustacé pour qu’il mutile le visage de l’impudent.

Le plus grand animal marin

On pense souvent que la baleine bleue ou le calamar géant sont les animaux les plus grands du monde aquatique. Au large de nos côtes on peut trouver un animal intriguant : le ver spaghetti (Lineus longissimus) dont le diamètre n’excède pas quelques millimètres. Par contre, la longueur du corps peut aller à 55 mètres ! Il existe depuis plus de 500 millions d’années.

Il possède une méthode assez singulière pour consommer sa nourriture. En effet, il produit un mucus très odorant qui attire poissons et petits crustacés vers lui. C’est alors que ceux-ci ont l’occasion de constater les effets paralysant de cet appât. Le vers approche alors sa bouche et fait sortir son tube digestif sur sa proie, vient ensuite une production d’enzymes et d’acides qui vont digérer le malheureux vivant !

Un poisson très léger

Schindleria praematurus est un micro poissons de la famille des gobies qui ne fait que quelques millimètres de long, mais son poids n’excédant pas les 2 mg en fait le poisson le plus léger du monde ! Un million d’individus de cette espèce ne pèserait que 2 kg.

Le poisson osseux

– Le Poisson-Lune est voisin des tétraodons et se montre présent dans toutes les mers chaudes et tempérées du globe. Il est à la fois le poisson osseux le plus lourd avec un poids pouvant dépasser les deux tonnes et le plus gros pondeur. Une femelle mature peut produire le nombre étonnant de 300 millions d’œufs par pontes.

Un harem permanent

Il n’est pas toujours facile de trouver un partenaire dans les eaux profondes des abysses. Les baudroies abyssales (genre des Melanocetus) ont trouvé la solution ! En effet, quand de jeunes mâles trouvent une femelle, ils s’empressent de la mordre pour s’y accrocher et fusionner ainsi avec le corps de leur élue qui va les nourrir via son système sanguin. Ainsi, lorsque le moment est venu, la femelle dispose de son harem personnel pour féconder ses œufs.

La salamandre des grottes

Le Protée anguillard (Proteus anguinus) est une salamandre qui ressemble un peu aux axolotls. Il possède une silhouette plus allongée, une absence des yeux, une sensibilité accrue de l’odorat et des perceptions physico-chimiques ainsi qu’une peau naturellement blanche. Les axolotls albinos que nous connaissons sont une création de laboratoire et n’existe pas dans la nature.

Il vit dans les grottes situées dans le massif dinarique (Balkans occidentaux) et bénéficia longtemps d’un statut privilégié des populations locales qui voyaient en lui la larve d’un dragon. Il était alors à la fois craint et respecté puisque plusieurs chefs de guerres d’antan de la région ont eu pour emblème un dragon sur leurs étendards. Il présente également la capacité de vivre plus de 100 ans !

Un mimétisme trompeur

Le Cheilinus quiquecinctus est un poisson de la famille des labres qui possède une capacité de mimétisme à l’instar des caméléons. Contrairement à son homologue reptilien, il utilise cette capacité non pas pour se confondre dans son environnement, mais plutôt afin de se faire passer pour l’une de ses proies en adoptant son patron de coloration. Il peut ainsi s’approcher très près de celle-ci pour l’attaquer au moment opportun.

Cheilinus undulatus, un proche parent aux airs de Napoléon Bonaparte.

Le poisson arroseur

Copella arnoldii est un poisson originaire d’Amérique du Sud que l’on trouve dans le commerce sous le nom de characin arroseur. Pour cause, cet animal à trouvé un moyen imparable de soustraire ses œufs à la prédation des autres poissons en allant pondre hors de l’eau !

Tour à tour le mâle et la femelle exécutent des sauts pour pondre et fertiliser les œufs qui seront accrochés sur un support émergé (souvent une feuille de plante, mais cela peut aussi être une vitre en aquarium) durant une quinzaine de minutes.

Le mâle va alors rester à proximité des œufs pour les éclabousser régulièrement à l’aide de sa nageoire caudale pendant une durée de 36 à 72 h selon la température. Si vous êtes désireux de tenter une nouvelle reproduction qui ne ressemble à aucune autre, je vous le recommande fortement.

Celui qui a inspiré le film Alien

Alien est un film de science-fiction sorti en 1979 et devenu culte depuis. On y retrouve un équipage envoyé dans un vaisseau spatial qui va devoir affronter une étrange créature particulièrement violente et qui passe par plusieurs stades de développements avant de devenir adulte.

L’un d’eux est surnommé par les fans le “Facehuger” (Celui qui câline le visage). Il se présente comme une espèce d’arthropode qui s’accroche au visage de sa victime afin de lui inoculer l’embryon de l’alien dans le corps afin que celui-ci puisse le parasiter.

Le physique de cette créature a été inspiré à son créateur par un animal bien réel, mais inoffensif heureusement : la Limule. La limule est un crustacé, véritable fossile vivant qui possède un sang bleu utilisé dans la recherche médicale et qui en fait malheureusement une espèce vulnérable.

Origine possible du Loch Ness.

L’anguille européenne est un poisson à part de nos cours d’eaux grâce à son allure serpentiforme et sa reproduction lointaine en mer des Sargasses (au large des Bermudes) ainsi que par sa capacité à se déplacer hors de l’eau. Ses effectifs actuels ont largement diminué et il est rare de trouver un animal dépassant le mètre.

Autrefois les populations étaient nettement plus abondantes ! Elle fut d’ailleurs la principale ressource piscicole économique en Europe occidentale durant l’époque contemporaine à tel point que plusieurs documents d’époque parlent de paiements réalisés en anguilles.

Selon un expert monétaire 2 anguilles dans l’Angleterre victorienne équivalent à un pouvoir d’achat de 1 Euro actuel. Des recherches d’échantillons d’ADN collectés dans les eaux nous conduiraient à la légende du monstre du Loch Ness. Ce serait un vestige d’une population d’anguilles géantes (Gemmel 2019).

Le mythe vaudou

Le zombie désigne une personne dépourvue de conscience et d’humanité qui démontre souvent un comportement violent envers les êtres humains. Il est issu du folklore de Haiti ou il désignait certaines victimes de sortilèges vaudous et se mélange actuellement à la thématique des morts-vivants dans la culture populaire.

En fait, le Bokor (sorcier vaudou) empoisonne sa victime avec de la tétrodotoxine issue du poisson-coffre (Canthigaster). Celle-ci va alors lui suspendre ses fonctions vitales au minimum et le sorcier pourra procéder à l’enterrement de sa victime. Il viendra la rechercher 24 h après en lui administrant un antidote et il pourra ainsi donner l’illusion de sa résurrection.

Le manque d’oxygène et les dégâts neurologiques liés à la tétrodotoxine donnaient alors la possibilité au Bokor de disposer d’esclaves dociles et corvéables à souhait.